Annuaire numérique : 52 000 fiches au 06/11/2026 — notre patrimoine national architectural cache toujours (ou presque) un « maçon de la Creuse ».
En ce mois de novembre 2026, notre annuaire atteint 52 000 fiches, 52 000 « maçons de la Creuse », 52 000 parcours migratoires personnels et professionnels.
S’il est un enseignement à tirer des 52 000 fiches publiées dans l’annuaire des maçons migrants depuis 2019, c’est bien qu’il ne faut pas chercher beaucoup pour trouver un « maçon de la Creuse » derrière un bel ouvrage architectural de notre pays.
L’actualité récente, l’incendie volontaire de la mairie de Limoges, en est l’illustration.
Nul n’est besoin d’être historien de la Ville de Limoges pour savoir qu’Emile Labussière, élu conseiller municipal en 1885, deux ans après l’inauguration de l’Hôtel de Ville, a certainement été le premier Creusois à franchir le porche d’entrée et à découvrir la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » qui orne la partie supérieure de cet édifice inauguré en 1883.
Emile Labussière a été ensuite maire de Limoges de 1889 à 1892 et de 1895 à 1906.
Mais, s’il est besoin, un article du journal IPNS de 2017 — Source et photo – https://www.journal-ipns.org/ (01/09/2017) – nous rappelle le lien étroit entre ce monument emblématique de Limoges et le Creusois Emile Labussière : « Limoges élit son premier maire de gauche en la personne d’Emile Labussière en 1895. Ancien maçon de la Creuse, il n’est que radical-socialiste, c’est-à-dire à moitié socialiste ».
Une rapide consultation des fiches de l’annuaire numérique des maçons migrants nous apprend qu’Emile Labussière, né en 1853 à Bénévent-L’Abbaye, était le fils d’Anne Marguerite Bernard, couturière et François Labussière, ouvrier maçon qui finit par être à la tête d’une entreprise de maçonnerie. Emile héritera de cette dernière et la fera prospérer après avoir poursuivi des études secondaires.
Si l’actualité nous permet de rendre hommage à Emile Labussière, n’oublions pas les milliers de « maçons de la Creuse » dont les œuvres bâties dans la rigueur du granit ou dans le tendre calcaire, portent en elles la patience absolue des hommes qui les ont façonnées. Chaque bloc, taillé à la main, ajusté au millimètre par le compagnon, conserve la trace du ciseau, la maîtrise du geste et la sueur de l’ouvrier et se retrouve dans notre patrimoine architectural, encore aujourd’hui.
Conserver cette mémoire est l’une des ambitions de cet annuaire et de ses 52 000 fiches.
