2012 : Sortie de Pentecôte – 26, 27 et 28 mai – Saint Etienne et sa région

Sur les traces de nos ancêtres bâtisseurs, Saint-Etienne et sa région – 26, 27 et 28 mai 2012

Samedi 26 mai
5 participants quittent la Creuse pour rejoindre Lorette dans la banlieue de Saint-Etienne. Après le déjeuner, c’est la visite guidée de Rive-de-Gier sous la conduite de M. et Mme Blanc de l’association historique locale. Le groupe fait un tour de la ville et prend connaissance des travaux de nos ancêtres ayant participé à la construction du canal, aujourd’hui recouvert, de Rive-de-Gier (XVIIIe et XIXe siècles), ainsi que de la percée du tunnel de Couzon, le plus ancien de France. Construit pour le transport du charbon notamment, entre 1827 et 1930, inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, celui-ci n’avait qu’une voie et il n’en reste qu’une entrée.

L’après-midi se poursuit par la découverte de la chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez, un des plus beaux villages de France, seul exemple au monde de transformation d’un monastère chartreux en village après la Révolution. L’ensemble architectural, resté en état, est composé de deux cours et d’une église. La mairie, l’école et d’autres services ouvrent sur le premier espace communautaire puis on traverse l’espace religieux avec l’église avant de rejoindre la seconde cour où les cellules et les jardins suspendus des moines, rigoureusement de la même taille, illustrant l’égalité absolue entre les moines – une des particularités de l’Ordre chartreux, sont devenus des habitations privées.

C’est ensuite le retour vers Saint-Etienne et l’hôtel où nous sommes hébergés pour deux nuits. Les deux visites, très différentes, ont été appréciées.

SAMSUNG DIGITAL CAMERARive-de-Gier, la première entrée du tunnel de Couzon est encore visible, à droite de la photo.

09 - Sainte-Croix-en-JarezSainte-Croix-en-Jarez, vue aérienne de l’ancienne chartreuse transformée en village.

Dimanche 27 mai
La matinée est consacrée à la visite de l’église Saint-Saturnin de Marlhes, petite commune située à 25 km de Saint-Etienne. Elle est nommée « la basilique des montagnes » de par ses dimensions imposantes : 46,70 m de longueur et une hauteur totale de 54 m.
Le projet de construction d’une église nouvelle est décidé en 1885 ; l’architecte stéphanois Stéphane Boulin en est le concepteur et la construction est confiée à Victor Mazet, originaire de la commune de Lupersat, marié à Sermur et entrepreneur creusois installé à Vallebenoîte, quartier de Saint-Etienne.
De nombreux ouvriers limousins, maçons et tailleurs de pierre, experts dans la taille des moellons de granite, ont participé à cette construction impressionnante réceptionnée le 21 avril 1891.Les participants ont eu droit à une visite guidée de l’intérieur et de l’extérieur de cette église par Roger Defours, élu municipal. Pour l’occasion, les plans de l’architecte étaient présentés à l’intérieur de la mairie. M. le maire de Marlhes a accueilli le groupe, offert un vin d’honneur et notre chorale s’est lancée dans quelques couplets de l’hymne creusois. L’heure était venue de rejoindre Firminy pour la suite des visites.

10 - Eglise de Marlhes Victor Mazet Marlhes,  devant l’église reconstruite
par Victor Mazet à partir de 1855.

A Firminy, les participants étaient attendus pour une visite guidée du complexe Le Corbusier. Après son passage au gouvernement comme ministre de la Reconstruction, en 1953, Claudius Petit est élu maire de Firminy. Homme passionné d’architecture contemporaine, il s’est lié d’amitié avec Le Corbusier en Algérie, durant la guerre. Il associe alors l’architecte dans son projet « Firminy Vert » de rénovation de la ville. C’est ainsi que le site de Firminy regroupera une unité d’habitation, le stade, la maison de la Culture et l’église Saint-Pierre, ce qui fait de l’ensemble le plus grand site corbuséen après celui de Chandigarh. La visite débute avec la projection d’un film sur l’œuvre de Le Corbusier, principalement sur son travail à Firminy. Elle se poursuit par la visite intérieure de l’église et un coup d’œil sur le stade et la Maison de la Culture en cours de restauration.

Après le déjeuner à Firminy, c’est le retour à Saint-Etienne pour une autre visite guidée, celle du centre ancien de la ville sous la conduite de guides de l’office de tourisme. En partant de la place du Peuple, la déambulation se fait à l’intérieur des rues piétonnes aux maisons fort bien restaurées de la vieille ville. Un petit temps libre et c’est le départ pour le musée de la Mine.
Le site Couriot est un témoin de l’aventure houillère du bassin de la Loire. Un parcours spectaculaire et émouvant, de la salle des pendus, la lampisterie à la galerie de mine reconstituée, permet d’appréhender les savoir-faire d’un métier et la dure vie des mineurs.

14 - site CouriotWEB    Le site Couriot

   11 - Firminy Eglise Le Corbusier Firminy, devant l’église Saint-Pierre.

Lundi 28 mai
Les participants quittent Saint-Etienne pour rejoindre La Chaise-Dieu, commune de la Haute-Loire
située sur un plateau granitique à 1080 m d’altitude entre les monts du Livradois et du Forez. La ville est célèbre pour l’architecture gothique de son abbaye du XIVe siècle. Des guides de l’office de tourisme attendent pour la visite : tour Clémentine, salle de l’écho et cloître. Pas de messe ce jour, il est donc possible de visiter les fameuses tapisseries, le chœur orné des stalles et la salle du trésor. Une petite promenade dans les commerces voisins complète la matinée.

Après le déjeuner, le groupe prend la direction de Champagnac-le-Vieux. En traversant les villages et la forêt locale, sur un plateau à 900 m d’altitude, un rappel est fait de l’article de Christian de Seauve sur le temps où les migrants Marchois construisaient les chaumières à Champagnac et dans les environs. Un petit arrêt dans le bourg et une balade dans les ruelles permettent à tous d’imaginer et de comparer les conditions de vie et de travail du « migrant des villes » à Lyon et Saint-Etienne, à celles du « migrant des champs » à Champagnac. Une même migration mais deux mondes contraires !

Fin du voyage avec la petite dégustation habituelle. Cette année, l’arrêt a lieu à Boudes dans les côtes d’Auvergne, au sud de Clermont-Ferrand.

Les trois journées furent une grande réussite.

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