2014 : Assemblée générale – samedi 22 février – Châtelus-Malvaleix

Samedi 22 février 2014 : Assemblée générale – Châtelus-Malvaleix

L’Association est accueillie par Jean-Pierre Boucher, maire de Châtelus-Malvaleix, et l’assemblée générale se tient en présence de Renée Nicoux, Sénatrice, et d’une soixantaine adhérent(e)s.

IMG_4591wLes adhérents pendant la réunion

Le Président fait un rappel des très nombreuses activités de l’année 2013 :

– 1 – Crocq – Samedi 23 février 2013 : Assemblée générale
45 courageux et courageuses bravant les intempéries – une grosse couche de neige et du froid –  se retrouvent à la salle des Fêtes de Crocq. Ils sont reçus par Jacques Longchambon, maire, Renée Nicoux, sénateur et Daniel Delprato, délégué de la Fondation du patrimoine et président des Amis de Masgot. Excuses de René Roulland le conseiller général retenu par ailleurs. Compte-rendu des activités 2012, bilan financier de l’exercice 2012, rapport moral de l’année écoulée et projets pour 2013 avec détail des activités sont à l’ordre du jour. Excellent déjeuner au Saint-Eloi. Le temps n’a pas entaché l’optimisme des membres du bureau et des adhérents présents.
– 2 – Le Donzeil – Masgot – Samedi 30 mars 2013 : Soirée découverte + film avec Bruno Montpied
Deux animations complémentaires sont à l’ordre du jour de l’association. Au Donzeil, l’évolution du bourg dans le temps et dans l’espace et le rôle de deux entrepreneurs de renom dans cette transformation par Jean Crépin, passionné d’histoire et, en soirée, au village de Masgot, la projection du film Bricoleurs de Paradis commentée par Bruno Montpied et réalisé conjointement avec Rémy Ricordeau. Les deux animations préparées avec les associations locales : L’Amicale laïque du Donzeil et les Amis de la pierre de Masgot, ont été suivies par une bonne soixantaine de personnes. Le temps n’était pas de la partie et les explications prévues en salle le matin se sont prolongées pour le plaisir de tous. En effet, à la présentation de Jean Crépin, se sont ajoutées les commentaires avisés de Daniel Dayen sur la famille Mazet et Jean Lelache sur la famille Loup. Le tour du bourg, sous parapluie, s’est limité au début de l’après-midi et s’est terminé par la visite du château Loup. Bruno Montpied et Daniel Delprato attendaient à Masgot. Après la projection du film, Bruno Montpied a répondu à de nombreuses questions, insistant toujours sur le rôle pionnier tenu par François Michaud dans les arts singuliers en France.
– 3 – Le viaduc des Fades et les caves d’Aubière – Samedi 13 avril 2013 : Sortie découverte.
70 participants se retrouvent à Aubière pour une journée à deux facettes, la découverte d’une manifestation architecturale des plus originales du passé viticole de Limagne et un ouvrage d’art exceptionnel franchissant les gorges de la Sioule. « L’association de sauvegarde des caves d’Aubière » présidée par Gérard Bonhomme assure la présentation des « caves-bâtiments » réparties sur plusieurs hectares dans la colline, en explique la construction et la fonction du point de vue professionnelle et lien social. La pierre de Volvic est utilisée ingénieusement pour créer escaliers, galeries, cheminées, salles et caves voûtées. Et la surprise vint de la découverte de la présence des maçons de la Creuse et du rôle de certaines familles apportant un savoir-faire pour la construction, dans les caves mais aussi dans les remarquables habitations des vignerons, puis investissant dans les terrains et dans l’activité viticole. Un patrimoine unique bien caché et une histoire méconnue ont passionné les participants, d’autant qu’une dégustation du cru local accompagné d’un air de vielle les mettait en bouche pour le déjeuner. Tout autre fut la sortie de l’après-midi. Le viaduc des Fades a été longtemps dans les livres des records et les explications de Robert Combes, de l’association « Sioule et Patrimoine » chargée de contribuer à la restauration de l’ouvrage d’art, ont transporté le groupe sur un chantier de 8 longues années qui a employé 800 ouvriers. Avec ses plus hautes piles au monde (132 m) jusqu’en 1973 et l’utilisation de techniques innovantes pour l’époque, le viaduc a marqué son temps. De très nombreux Creusois ont rejoint le chantier et l’entreprise Brettagnon d’Auzances a construit le barrage et l’usine électrique situés au-dessous du viaduc.
– 4 – Week-end de Pentecôte – samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 mai 2013 : « A la rencontre des descendants de migrants et de leurs réalisations » – Sur les traces de nos ancêtres maçons dans la région d’Orléans, Châteauneuf-sur-Loire, Vitry-aux-Loges, etc.
Samedi 18 mai : 52 participants quittent la Creuse pour rejoindre Saint-Père-sur-Loire, près d’Orléans, par le « chemin des écoliers » pour profiter pleinement du trajet réel emprunté par nos ancêtres. Saint-Julien-sur-Cher est le premier arrêt et les participants sont reçus par une délégation de la municipalité et Mme Baudimant, auteur d’un article sur une « Fontaine des maçons de la Creuse », construction qui prouve que la tradition de la migration, même par son passage, a marqué les populations. A la suite de la traversée de la Sologne et de la forêt d’Orléans, c’est l’arrivée à Saint-Père où nous attendent les adhérents qui ont beaucoup participé à la préparation de cette sortie et portent l’effectif à 60 participants. Le déjeuner terminé, Nicole Daubin transporte son auditoire à la fin du Moyen-Âge et, devant le château de Sully, égrène les noms des « Massons et charpentiers de la Marche » qui ont œuvré à sa construction dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Marie-José Deschamps, une autre descendante de migrants creusois, prend le relais à Vitry-aux-Loges et aligne des générations d’entrepreneurs et d’ouvriers, du XVII au XXe siècle, qui se sont appropriés la majorité des marchés du bâtiment jusqu’à un repreneur d’entreprise qui a envoyé ses enfants et petits-enfants en formation à l’Ecole des métiers du bâtiment de Felletin. Un détour dans un château voisin, celui de Combreux, a permis la découverte d’une création originale, une grotte, réplique de celle de Lourdes, édifiée au début du XXe siècle par les Creusois.
Dimanche 19 juin : Châteauneuf-sur-Loire était le lieu de rendez-vous et le point d’orgue de ce voyage. Simone Chabba et Nicole Daubin avaient préparé les visites et la réception à la mairie. En 1646, un intendant des finances d’Anne d’Autriche entreprit des travaux de restauration du château et de la clôture du parc par de gros murs jusqu’à la Loire. Son petit-fils, secrétaire d’Etat de Louis XIV, poursuit l’embellissement à partir de 1688 pour en faire, avec un jardin, ce que l’on a qualifié de « Petit Versailles ». Et les marchés d’une partie de ces travaux sont signés, dès 1646 par des « maîtres maçons du pays de la Marche ». Malheureusement, un architecte orléanais rachètera l’ensemble à la révolution pour le livrer à la démolition. Les bâtiments ayant réchappés au massacre seront rachetés par la commune en 1925 afin d’y établir la mairie. Dans un premier temps, Nicole Daubin, avec force détails, a commenté la découverte de l’extérieur des bâtiments existants, principalement la rotonde et la galerie, le réseau des douves, les différents niveaux des terrasses jusqu’aux murs de soutènement du bord de Loire. A l’aide de gravures d’époque, elle a permis d’imaginer la splendeur du passé. L’association locale d’histoire avait préparé également de remarquables restitutions en perspective. Dans un second temps, les participants ont rejoint la rotonde pour la réception par Lois Lamoine, maire et un adjoint. Après quelques propos introductifs dans la salle du conseil, rez-de-chaussée de la rotonde, le groupe eut le privilège de visiter les étages jusqu’au bureau du maire sous la coupole. Le cadre majestueux et la réception très chaleureuse ont comblé les participants. La page « Histoire des migrations » tournée, le groupe poursuivit dans l’après-midi ses activités dans la ville d’Orléans avec une visite guidée de la cathédrale, de l’hôtel Groslot qui a vu défiler de nombreux personnages historiques : François II, Marie Stuart ou Catherine de Médicis, des quartiers anciens du bord de Loire à maison à pan de bois fort bien restaurées et du musée Campanaire. Le savoir-faire des « fondeurs de cloches » n’est plus pratiqué que dans 3 villes de France et Orléans possède la fonderie des cloches Bollée. Une visite guidée et un petit film ont permis d’en apprécier la complexité.
Lundi 20 mai :
Toute la matinée du dernier jour était consacrée à la visite du parc floral de la Source – Orléans-Loiret. Le parc floral doit son nom à la rivière qui y prend sa source. Le parc est un véritable lieu de détente et chacun put, à son rythme et selon ses gouts, découvrirent les jardins d’iris, la roseraie, les rocailles, le potager, les jardins de dahlias, les vivaces ou autres. Et pour compléter, les participants purent entrer dans la serre aux papillons. Il est bien dommage que le temps sombre et parfois pluvieux n’ait pas permis d’apprécier ce site comme il le mérite. C’était l’heure du retour et, comme à l’habitude, une petite halte était programmée pour découvrir les cépages locaux, ceux de Touraine pour l’occasion. Arrêt à Montrichard dans le Loir-et-Cher, visite guidée des caves et dégustation clôturaient notre périple.
– 5 – Jarnages – Pionnat, Les Villedo, Bergeron, etc. – Samedi 8 juin 2013 : Sortie conférence avec Daniel Dayen.
Une bonne cinquantaine d’adhérents se retrouvent pour cette sortie conférence entre Pionnat et Jarnages. « L’enfant du pays » Daniel Dayen est le guide durant la journée en même temps que le conférencier. La visite commence par l’ex-monastère des Ternes situé sur la commune de Pionnat et dépendant d’un Ordre fondé en Italie au XIIIe et supprimé au XVIIIe siècle dont il ne reste aujourd’hui des bâtiments que les dépendances et le mur d’enceinte. L’église a été détruite et remplacée par une maison bourgeoise. De retour à la salle polyvalente, Daniel Dayen, s’appuyant sur ses recherches et celles d’historiens, dont Henri Gerbaud et Georges Delangle, passe en revue les Villedo, Bergeron et autres bâtisseurs du XVIIe siècle originaires de Pionnat et de Jarnages. Chantiers royaux, châteaux, églises, hôtels particuliers et fortifications aux noms prestigieux racontent l’histoire de la France. Villedo, Bergeron mais aussi Hanicle, Mazière ou les de Tarade, sur plusieurs générations, se sont associés pour participer à la construction de Vaux-le-Vicomte, Versailles, Le Louvre, les Tuileries, etc. ou les fortifications de Strasbourg, Sélestat ou Neuf-Brisach. L’après-midi a été consacré à la visite des Forgettes, village natal des Bergeron et un tour de ville à Jarnages à la découverte de très belles lucarnes et la recherche du « ca          non de bois ». A chaque arrêt dans le bourg, l’occasion était belle pour Daniel Dayen de raconter, avec humour et dérision, les fameuses histoires qui font la célébrité de la commune.
– 6 – Felletin – Vendredi 16 août 2013 : Fête du livre à Felletin
Les deux derniers bulletins de liaison étaient les nouveautés de l’année. Beaucoup de monde de passage, un salut des fidèles et un nombre de ventes très correct de l’ensemble de nos publications.
– 7 – Eguzon et Gargilesse – Samedi 28 septembre 2013 : Sortie et conférence avec Arnaud Berthonnet
60 participants se retrouvent le matin à Gargilesse pour visiter, par alternance, la maison de George Sand et la maison et l’atelier du peintre de l’Ecole de Crozant, Léon Detroy. Les deux visites guidées et un tour dans le bourg ont été très appréciés. Sur le chemin du retour vers Eguzon, les participants se sont arrêtés sur un belvédère surplombant le barrage et permettant de découvrir la digue. Après le repas pris à Eguzon, Jean-Paul Thibaudeau a fait le guide pour la découverte du musée d’art et traditions populaires dont une partie, avec une belle scénovision, retrace l’histoire des maçons migrants du sud de l’Indre et rappelle la vie d’Athanase Bassinet, enfant du pays et maçon élu du XVe arrondissement de Paris. Il était alors l’heure de rejoindre Laurent Fourcade, directeur des barrages d’EDF pour la visite de l’usine hydroélectrique du barrage d’Éguzon. Par groupe, les participants sont entrés dans les salles des machines, ont suivi les énormes conduites forcées et ont pénétré dans le mur du barrage pour comprendre le fonctionnement de l’ensemble, de la chute d’eau à la production de l’électricité. De retour à Eguzon, c’était l’heure pour Arnaud Berthonnet d’intervenir et de présenter la difficile construction du plus grand barrage-poids de France pour l’époque. 61 m de haut, 255 m de développement en crête, l’ouvrage construit, entre 1921 et 1926, est l’œuvre de Léon Chagnaud, entrepreneur et homme politique creusois. Il a bouleversé le paysage de la vallée de la Creuse et a constitué pour les habitants une vraie révolution sociale et économique. Une journée très instructive, techniquement et culturellement.
– 8 – Felletin – Samedi 12 octobre 2013 : Sortie conférence à Felletin et dans les environs avec Roland Nicoux.
Une bonne soixantaine de participants se sont retrouvés le samedi matin à l’espace Tibord du Chalard à Felletin pour une journée sortie conférence en deux parties : le matin une conférence de Roland Nicoux sur l’évolution de l’habitat rural du néolithique à aujourd’hui, la place des bâtisseurs limousins et l’origine d’un savoir-faire éponyme : la limousinerie et l’après-midi des visites sur le terrain dans la commune de Felletin et aux alentours.
Le conférencier a retracé chronologiquement les grandes lignes de l’évolution de l’habitat, des matériaux et des techniques en s’appuyant sur des résultats de fouilles archéologiques ou sur le bâti existant. Restitutions, reconstitutions et analyse visuelle de l’existant ont fourni aux participants des moyens de compréhension. Abordant la fin du Moyen-âge, il a intégré l’arrivée des bâtisseurs limousins dans cette histoire de la construction et a ouvert des pistes étymologiques sur le mot limousin et ses dérivés : limousinerie, limousinage, etc.
Après le repas, les participants ont traversé 5 000 ans d’histoire de la construction en partant du dolmen de la Croix-Blanche, des sépultures gallo-romaines retrouvées à proximité, de la découverte de la ferme gallo-romaine de Maisonières à Gioux à la visite du centre ancien de Felletin (tour des remparts, églises, hôtels particuliers, demeures à vocation d’habitats ou commerciales, etc.).
– 09 – Causeries ou balades
L’association a répondu à diverses sollicitations : Conférence pour le comité de jumelage Sainte-Feyre pour, exposition de panneaux à Saint-Marc-à-Loubaud, des animations durant une semaine auprès des élèves du LMB avec Bâti et savoir-faire en Limousin, Exposition du centenaire au LMB, participation à la réalisation d’un film avec Cap sud-ouest (FR3), etc.

!cid_imageE87B6FC3-96B4-4E55-82AD-B43505C432C9La « chorale » de l’Association entonnant « les maçons de la Creuse » avec le maire de Châtelus-Malvaleix

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